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Session de rentrée : notre action en perspectives et un peu de colère aussi….

J’ai réuni ce vendredi matin le conseil départemental pour une assez courte session de rentrée. L’occasion pour moi de faire un point sur notre démarche, sur notre situation, sur plusieurs de nos dossiers et l’occasion aussi de donner quelques points de vue personnels, qu’il s’agisse de la politique gouvernementale à l’égard (je ne peux vraiment pas dire « en faveur ») de nos départements ou des réactions de certains élus sur quelques décisions locales.

Retrouvez ici l’essentiel de mon propos introductif. Continuer la lecture de Session de rentrée : notre action en perspectives et un peu de colère aussi….

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A propos de l’ODACC….

Par inclination personnelle, j’ai toujours attaché de l’importance en matière de gestion publique aux structures d’exercice des compétences des collectivités dont j’avais la charge, recherchant l’efficience, c’est-à-dire les solutions alliant au mieux qualité et coût du service. Ainsi, alors que j’étais maire-adjoint de Bayeux, j’ai été à l’initiative de la création d’une des premières communautés de communes du Calvados, très tôt après le vote de la loi qui les initiait. Depuis 2011, année de mon élection à la présidence du Conseil général, aujourd’hui départemental, j’ai cette même approche .

Au demeurant, les difficultés budgétaires de nos collectivités ces dernières années tout comme l’évolution actuelle de notre périmètre d’action induite par la loi dite NOTRe d’août 2015, interrogent la gestion publique départementale et nous obligent à en repenser l’organisation.

C’est dans ce contexte que dès 2012, j’ai pu acter la fin du syndicat mixte de transports de l’agglomération caennaise Viacités, qui continuait de réunir le département et la communauté d’agglomération Caen la Mer alors que la gestion des transports collectifs urbains ne relevait plus de notre compétence. Il m’a semblé que le département pouvait, au nom de la solidarité territoriale dont il est le garant légal, poursuivre son soutien volontaire à la politique de transports de l’agglomération mais sans la lourdeur et les contraintes d’un syndicat.

C’est ainsi aussi qu’en 2014 est né LABEO, pôle public d’analyses et de recherche, issu de la fusion des laboratoires d’analyses en matière de santé animale, environnement et alimentation des trois départements bas-normands et que rejoindra l’Eure dès le 1er janvier prochain. Ce n’est au passage qu’un exemple des mutualisations interdépartementales engagées et qui se poursuivent aujourd’hui, avec la région, au sein du « G6 » normand et dont la première réunion, alors limitée aux seuls départements et à mon invitation, s’est tenue à Caen au printemps 2015.

C’est dans le même esprit que nous travaillons actuellement à une mutualisation renforcée des « fonctions-support » entre le département et le SDIS, comme y incite d’ailleurs partout en France la Cour des comptes.

Le devenir de Calvados Stratégie, l’agence de développement économique du département, est aussi interrogé puisque les régions sont devenues les « chefs de file » en la matière avec des responsabilités exclusives pour certaines interventions.

Et aujourd’hui, je choisis, sans surprise sauf pour ceux qui n’ont pas voulu l’entendre, de faire évoluer le portage des actions du conseil départemental en matière culturelle, jusqu’alors confiées à l’association dénommée ODACC (office départemental de l’action culturelle du Calvados) qui n’était pas autre chose qu’un démembrement de notre administration, dans une formule hybride (une association, personne morale de droit privé, financée par des moyens publics et dotée d’un conseil d’administration où siégent aussi des élus) généralement très critiquée pour cette dualité, notamment là aussi par la Cour des Comptes.

S’agissant de la culture, l’intervention du Département doit prendre en compte la double réalité suivante : la suppression de la clause de compétence générale qui nous permettait jusqu’alors de soutenir assez librement des actions proposées ET le fait que la culture est un domaine d’intervention en partage entre toutes les collectivités et leurs groupements.

En rester à un portage de nos actions par une association avec laquelle le conseil départemental passait une convention ne se justifiait plus dans ce nouveau contexte. Les départements étant par la loi recentrés sur la dimension de solidarité humaine autant que territoriale, la culture devient pour eux un élément de leur politique en faveur de tous les territoires et c’est donc désormais cet adossement qui doit logiquement guider nos soutiens. La maîtrise de nos actions que permet la réintégration dans nos services est inhérente à ce nouveau cadre. Il permet aussi une mutualisation des charges de fonctionnement ce qui s’inscrit dans notre démarche générale.

Toucher aux structures installées depuis des décennies surprend, comme si elles devaient perdurer indéfiniment, indifférentes aux changements de leur environnement économique et institutionnel. Aucune activité ne peut prétendre échapper à des évolutions. Ce n’est juste pas possible.

Et je regrette que ceux qui font déjà de ce changement un nouvel objet de polémiques faciles oublient que c’est la majorité à laquelle ils appartiennent qui a adopté la loi NOTRe et baissé drastiquement les moyens des collectivités, leur imposant de nouvelles charges sans les compenser. Les collectivités qui ne sauraient pas évoluer se trouveraient inévitablement dans l’incapacité d’exercer jusqu’à leurs compétences obligatoires.

Quant à ceux qui considèrent que le choix fait revient à mettre la culture « entre les mains de la technostructure et des services du Département », je leur réponds qu’ils font là une belle œuvre de mépris à l’égard de celles et ceux qui, agents du département, mettent au quotidien leur énergie, leurs compétences et leurs talents au service du Calvados ce dont je les remercie ici.

Ce n’est pas abandonner la culture ou vouloir contrôler la création et ceux qui l’incarnent que de modifier le mode de gestion des moyens que le département lui consacre et lui consacrera. C’est en faire un acteur de l’attractivité de tous nos territoires, urbains et ruraux, en cohérence avec nos autres domaines d’intervention. C’est notre mission et notre devoir d’élus.

Il me semble qu’au lieu de condamner cette évolution qui n’est en rien une « révolution », on devrait au contraire s’en féliciter.

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Rentrée dans les collèges du Calvados

J’ai présenté à la presse ce mardi les nouveautés en matière de collèges pour cette nouvelle année scolaire et me suis attaché à montrer que notre politique en matière éducative demeurait une priorité dans le contexte financièrement contraint que connaissent nos collectivités.

J’ai fait le point sur les traditionnels chantiers d’amélioration immobilière et d’équipement  des établissements réalisés et à venir et j’ai aussi détaillé une innovation particulière : la plateforme e-tude.calvados.fr d’aide aux devoirs, gratuite et en ligne, avec des ressources documentaires complémentaires. Nous intervenons avec cet outil hors du champ de nos compétences obligatoires.

Et cette année en raison des menaces qui pèsent sur notre pays, j’ai voulu naturellement qu’une attention spéciale soit portée à la protection des collèges avec des mesures  prises dans l’urgence bien au-delà de ce nous permettait la seule contribution de l’Etat.

Vous pouvez consulter ici le dossier pour la rentrée 2016 dans les collèges du Calvados réalisé par les services du Conseil départemental et regarder mon interview à France 3 :


780 000 euros pour sécuriser les collèges

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A propos du décès de Jean-Marie Girault

Mes propos personnels pour FR3 Basse-Normandie :


réaction JL Dupont

Et mon communiqué officiel :

« C’est avec une profonde tristesse et une vraie émotion que j’ai appris la disparition de Jean-Marie Girault.

Jean-Marie Girault était un grand humaniste et un européen convaincu. D’une grande fidélité en amitié comme en politique, il avait une grande capacité d’écoute, une détermination, une proximité et un sens du devoir hors du commun. Ces valeurs, il les a incarnées avec le même engagement tout au long de son parcours, jeune homme au sein des équipes d’urgence à la libération de Caen et, plus tard, comme maire de cette ville et sénateur du Calvados. Il nourrissait une relation intime quasi-fusionnelle avec sa ville.

Les périodes de la guerre puis de la reconstruction l’avaient profondément marqué et ont été déterminantes pour forger sa personnalité et faire de lui cet élu au service de l’ensemble de la population. Jean-Marie Girault a fortement marqué l’histoire de Caen et l’empreinte de son œuvre y est partout présente. Au-delà de ces grandes réalisations et de la fantastique transformation de Caen que nous lui devons, je sais qu’il laisse une trace profonde dans le cœur de ceux qui l’ont côtoyé.

J’adresse mes condoléances les plus sincères à sa famille et à celles et ceux qui l’ont soutenu et admiré. Je veux leur dire à quel point il aura marqué mon engagement politique. »

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Sidération…..

Sidération. Tel est le mot qui me vient à l’esprit après avoir assisté tout au long de ce week-end pascal à un incroyable déchaînement médiatique et politique autour de la délibération du SDIS du Calvados sur la tarification de certaines interventions parfois et justement qualifiées « de confort » et dont il est parfois abusé.

Si les medias locaux se sont simplement référés à mon billet de blog , les medias nationaux m’ont beaucoup cherché, allant pour certains d’entre eux, fervents des sujets qui clivent, jusqu’à déranger sans vergogne les membres de ma famille. Mon patronyme étant assez courant, que les Dupont du Calvados et surtout du Bessin et de Bayeux sachent aussi que je suis tout à fait désolé de la perturbation éventuellement occasionnée !

J’ai refusé d’entretenir ce qui constitue une fausse polémique démagogique qui joue sur les peurs car je rappelle tout de même et une fois de plus :

  • Que cette facturation est inscrite dans la loi et qu’elle ne concerne évidemment pas, et très loin s’en faut, la totalité des interventions réalisées,
  • Que le Calvados la pratiquait déjà même si nous en avons élargi le champ,
  • Que de très nombreux SDIS (plus de la moitié ?) l’ont aussi mise en œuvre au regard des constats d’abus que nous constatons tous, sapeurs-pompiers comme élus,
  • Que nous savons déjà et que nous saurons toujours demain humanité garder et mesurer les situations personnelles qui se présentent avant d’envisager une facturation de l’intervention,
  • Que cette démarche permet aux centres d’incendie et de secours et aux sapeurs-pompiers de se recentrer sur leur cœur de métier. Elle protège donc bien le service public et le potentiel opérationnel.

Il n’y a donc aucun objet de scandale sauf à permettre à la gauche si désunie et mal en point en ce moment de trouver à partager un pseudo sujet de polémique marqué au coin de l’idéologie et pour certains élus qui se reconnaîtront de se montrer et de se positionner pour les échéances électorales à venir. L’un d’eux ne manquait d’ailleurs pas d’ouvrir, toujours ce week-end, le dossier d’éventuelles modifications des lignes de bus de l’agglomération caennaise ! Tout est bon pour s’opposer sans proposer de solutions alternatives.

Car en définitive si nous en sommes ici aujourd’hui, nous les exécutifs locaux, c’est certes pour tenter de dissuader ceux qui abusent du service public mais c’est aussi en raison de l’acharnement du Gouvernement actuel à l’égard des collectivités locales et notamment de la baisse forcenée des dotations au moment où la situation économique de notre pays reste très mauvaise.

Enfin, je me réjouis d’avoir aussi reçu, d’élus et de citoyens parfois anonymes comme de professionnels des secours, des messages de soutien dont je les remercie.

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