Archives pour la catégorie ACTUALITE POLITIQUE

Les départements demain : mes convictions

Alors que nous aurons à désigner dans quelques mois le prochain Président de la République, il m’a semblé opportun de m’adresser aux candidats pour leur faire part de mes convictions  sur l’avenir de nos collectivités départementales, dans un paysage que la réforme territoriale conduite depuis cinq ans a profondément bouleversé.

Lire ici ce courrier.

Nota : la rencontre programmée par l’Association des Départements de France à laquelle je fais référence a été reportée au 8 mars prochain.

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Chômage : le trompe-l’œil ou les vases communicants

Le Gouvernement se réjouit bruyamment de la baisse du nombre des demandeurs d’emploi pour le troisième mois consécutif. On aimerait partager sa joie.

Pourtant faut-il à nouveau dire que les demandeurs d’emploi sont classés par catégorie identifiés par une lettre et que la baisse de la catégorie A ne fait pas à elle seule la météo de l’emploi ?

Sans détailler trop, notons que la catégorie D, à laquelle se rattachent les demandeurs d’emploi en formation notamment, augmente très sensiblement.

Un demandeur d’emploi en formation trouvera-t-il un emploi au terme de sa formation ? Rien n’est moins sûr.

En cette veille d’élections présidentielle puis législative, la statistique du chômage ne doit pas être un objet de manipulation. C’est une question de principe et d’honnêteté intellectuelle.

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Réforme territoriale : le dépôt du bilan

Jeudi, avant d’annoncer son renoncement à une nouvelle candidature en 2017, le Président de la République a dressé le bilan de son action. Il s’est notamment vanté de sa réforme territoriale, arguant de l’avoir menée à bien à la différence des majorités précédentes.

Je n’ai pas loin s’en faut la même lecture. Je pense ne pas être le seul.

Tentons de synthétiser. Le quinquennat fut un gigantesque atelier découpage : tous les cantons, puis quelques régions, enfin la plupart des intercommunalités. Effet d’affichage garanti mais l’efficacité, reste à démontrer. Il y eut aussi une tentative d’effacement des départements, vite abandonnée car le Gouvernement s’avisa soudain qu’il fallait une révision constitutionnelle bien périlleuse. Il y eut enfin quelques déménagements de compétences, loi NOTRe oblige. Ils ne sont pas achevés puisque des ajustements législatifs s’imposent pour en rendre certains possibles.

Quant aux moyens financiers alloués par l’Etat à nos collectivités, ce fut le quinquennat de la disette. Et pour les départements en charge de la solidarité et de ce fait particulièrement sollicités en raison du taux de chômage, ce sont des années de tension financière. Le Gouvernement se défausse sur nous des charges que son échec économique rend plus lourdes et ne compensant pas, au mépris de ses obligations légales, les charges nouvelles qu’il nous impose.

On pourrait développer à l’envi chacun de ses sujets, en trouver d’autres aussi qui montrent qu’on est souvent loin de la décentralisation. Mais cette rapide énonciation suffit à témoigner que ce quinquennat porte aussi pour nos territoires et nos collectivités la marque de l’échec.

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Proposition de loi Master, mieux comprendre sa finalité

La proposition de loi « portant adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat » que j’ai déposée la semaine passée au Sénat, a été sans surprise vilipendée par certains et saluée par d’autres. Après le temps médiatique de sa présentation, un temps de pédagogie sur le sens de ma démarche ne me paraît pas complètement infondé. Continuer la lecture de Proposition de loi Master, mieux comprendre sa finalité

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Parlons primaires….

On me pose souvent la question de mon choix pour ce scrutin ouvert des 20 et 27 novembre.

Les candidats et candidate aux primaires dites de la droite et du centre sont connus. Ce n’est pas une surprise de n’y trouver aucun représentant de la famille centriste à laquelle j’appartiens. Selon la formule consacrée « les conditions n’étaient pas réunies ». Je suis membre du Nouveau Centre, composante de l’UDI et je siège dans leurs instances exécutives et au sein du groupe UDI UC du Sénat. Un certain nombre de mes collègues parlementaires ont déjà fait part de leur engagement pour tel ou tel candidat du parti Les Républicains, d’autres comme moi ne se sont pas encore exprimés et j’ignore si tous le feront. Localement, dans le département du Calvados comme ailleurs, des élus centristes font connaître leur préférence, individuellement ou par petits groupes. Dans ce contexte particulier, la liberté personnelle me semble en effet nécessaire pour ne pas dire la seule possibilité même si elle affaiblit les formations centristes.

J’observe notre vie partisane en cet été finissant et je vois à droite comme à gauche les affrontements – heureusement seulement verbaux au regard de leur violence ! – qui accompagnent la préparation de cette échéance et il reste encore un peu plus de deux mois. Triste spectacle.

On se souvient des circonstances menant à l’organisation de primaires à gauche en 2007 : le 21 avril 2002 et l’absence du candidat de cette famille politique au second tour en raison d’un éparpillement des voix au premier tour entre plusieurs de ses candidats. La gauche alors dans l’opposition voulait se donner toutes les chances de succès par le rassemblement au premier tour. La droite à son tour dans l’opposition a souhaité adopter ce système pour désigner son « champion » pour 2017. Cette procédure tendrait presque à s’institutionnaliser au point que les dépenses engagées par le candidat vainqueur ainsi que l’origine des ressources mobilisées doivent figurer à son compte de campagne.

Je me demande si ce moment d’un choix ouvert des candidats à la candidature pour la future élection présidentielle est une procédure heureuse et souhaitable. Elle n’est pas ce « grand moment de vie démocratique » tant vanté par certains et elle risque bien de très vite provoquer le ras-le-bol de nos concitoyens. Elle oppose dans des luttes fratricides des ambitions individuelles, à grands coups de promesses et de surenchères pour « faire le buzz » médiatique et « gagner des parts de marché ». Elle ne peut empêcher des aventures solitaires qui peuvent s’avérer dangereuses en recréant l’éparpillement des votes. Et je ne sais pas réellement comment, après tant de tensions exacerbées, celui qui l’emportera pourra fédérer positivement les énergies déçues et fatiguées. En outre ce mécanisme ajoute en réalité deux tours aux deux tours de l’élection présidentielle. La vie publique, politique et médiatique est monopolisée pendant une (trop) longue période par cette étape au risque de lasser l’électeur durablement. Le premier tour de l’élection présidentielle est lui-même partiellement confisqué par cette étape partisane. Ne faudrait-il pas réfléchir pour la prochaine échéance à un durcissement des conditions de candidature au premier tour de l’élection présidentielle pour lui redonner son sens initial ?

Et j’avoue aussi que lorsque j’entends les « calculs » de certains autour de l’idée que tel ou tel candidat serait plus ou moins dangereux pour la droite ou la gauche face à tel ou tel de l’autre camp et qu’il serait donc intéressant de jouer sur les résultats de l’adversaire en participant à « l’autre primaire », je redoute les manipulations croisées dans ce scrutin « libre d’accès ».

Il n’en reste pas moins que 2017 se jouera au terme d’élections primaires de la droite et du centre.

J’irai voter aux deux tours et dès lors que ces primaires existent, j’incite chaque électeur de ma famille politique à faire de même. Je ne veux pas regretter de les avoir ignorées parce que je critique cette modalité. Après tout elles désigneront celui qui aura de grandes chances de devenir le prochain Président de notre République à condition naturellement qu’il puisse franchir le cap critique du premier tour et rassembler ensuite suffisamment face au possible voire probable adversaire FN que prédisent de manière constante les sondages.

A ce moment de la campagne des primaires, j’observe, je lis, j’écoute, je m’attache aux projets et aux propositions et tente de faire la part entre sincérité et posture, réalisme et improbable, utile et futile, démagogie et honnêteté, sur tous les sujets régaliens, économiques, sociaux, européens, internationaux…..et territoriaux quand ils sont – plus rarement – évoqués. Je suis aussi spécialement attentif aux propositions sur l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche.

Et je ne parviens pas encore à me décider. Les représentants et les soutiens des principaux candidats me pressent de me déclarer, tentent pour certains de peser avec toutes sortes d’arguments. Mais aujourd’hui, je ne me reconnais pas en un candidat ou une candidate en particulier. Pas assez. Pas complètement. Et parce que mon nom et mes fonctions apparaitront dans une liste de soutien dès lors que j’aurai fait connaître mon choix et que peut-être cela aura un peu (je dis bien un peu) d’influence sur quelques uns autour de moi, je me donne encore le temps. Par honnêteté intellectuelle.

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