Réunion du 31 mars 2011 – 1ère séance – discours du président du Conseil général du Calvados

Mes chers collègues, vous imaginez que c’est avec une réelle émotion que je m’assois dans ce fauteuil qu’a si remarquablement occupé Anne d’ORNANO.

Je dis souvent que la vie publique est un long chemin. Je l’ai commencé il y a 36 ans comme tout jeune conseiller municipal. Je connais la difficulté des élections. C’est pourquoi je voudrais féliciter tous ceux qui ont été renouvelés et bien sûr tous ceux qui ont été élus pour la première fois. En parcourant ce long chemin, on apprend la modestie et l’humilité. Je ne peux donc m’empêcher de sourire quand j’entends des candidats annoncer, avant une campagne, qu’ils sont sûrs de gagner, sous-estimant ainsi la difficulté de la tâche.

Je veux remercier de nombreuses personnes. J’aurai d’abord une pensée pour ma famille, pour mes amis, pour tous les collaborateurs qui m’ont accompagné, pour ma suppléante, qui est présente dans cette salle. Mais naturellement aujourd’hui, mes remerciements s’adressent à mes collègues de la majorité départementale qui me font la confiance de m’apporter leur soutien unanime.

C’est toujours un grand bonheur que d’obtenir le suffrage populaire, mais c’est en plus un grand honneur que d’être élu par ses pairs.

Je tiens à remercier Claude LETEURTRE de son comportement remarquable et à l’assurer de ma totale amitié.

Vous ne serez pas surpris que j’aie, dans ces remerciements, une pensée particulière pour Anne d’ORNANO. Vous imaginez bien qu’il n’est pas aisé de succéder à Anne et à Michel d’ORNANO. Dans ce département, une personne a vécu la même situation, l’actuel maire de Deauville.

Il y a 28 ans, dans cette maison, dans le bureau que j’occupe aujourd’hui, ma vie a basculé à la suite d’un rendez-vous avec Michel d’ORNANO. Je venais lui demander un conseil, je suis reparti en ayant un chemin. J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec lui pendant plusieurs années, de découvrir un homme d’une dimension exceptionnelle. Nous avons d’ailleurs eu le plaisir, voici quelques semaines, de lui rendre hommage lors d’une conférence, qui n’était évidemment pas une réunion politique, mais bien un témoignage de reconnaissance et d’affection de la part de ceux qui avaient eu le plaisir de le croiser, de le rencontrer ou de travailler avec lui. Sans reprendre tout ce que j’ai dit à cette occasion, j’aimerais simplement souligner sa capacité à avoir une vision stratégique, notamment pour le département. Il suffit de rappeler l’immense travail qu’il a effectué en matière de communication – autoroutes, électrification des liaisons ferroviaires, grands projets portuaires, car-ferry, Port-Guillaume à Dives, Honfleur- ainsi que la mutation profonde de ce territoire profondément rural qu’il a provoquée avec l’implantation du GANIL et l’ouverture à la recherche. Si nous avons aujourd’hui plus de 700 chercheurs à Caen, c’est bien parce qu’il a été un pionnier dans ce domaine.

C’était également un homme libre, et je suis fortement attaché à la liberté économique et intellectuelle. C’était un homme fidèle, et nous savons bien que, dans l’environnement public, la fidélité est une qualité rare.

Je ne vous étonnerai pas en vous disant que Michel d’ORNANO est l’homme politique qui m’a le plus marqué.

Depuis 13 ans, j’ai l’honneur et le plaisir de travailler au côté d’Anne d’ORNANO. Je dois dire, ma chère Anne, que voici dix ans tout juste, vous m’avez fait vivre une journée qui pour moi a été importante mais aussi difficile.

Tout le monde peut apprécier votre profonde vision humaniste, tolérante, compréhensive. Il suffit d’entendre les discours que vous prononcez à l’occasion des vœux, avec leur subtile suite de touches impressionnistes ; ou de la remise de médailles, pour se convaincre de la finesse et de la justesse de votre perception des choses.

Vous possédez également une qualité que j’ai également mentionnée pour votre mari : la fidélité. J’ajoute que vous êtes à la recherche permanente du consensus.

Je voudrais aussi saluer votre hauteur de vue, votre élégance. Nous avons tous encore besoin de vous, de votre expérience, de vos relations, de vos réseaux, de vos compétences et de l’image très haute du Calvados que vous portez. J’aimerais que l’ensemble de mes collègues vous rendent hommage en vous applaudissant.

Je ne vais pas me lancer dans un discours de politique générale. Nous aurons l’occasion, dans les jours et les semaines à venir, d’échanger sur de nombreuses problématiques. Je me contenterai d’esquisser quelques thèmes.

Le premier est que j’aurai le souci permanent de lutter contre ce que certains appellent la fracture territoriale. Vous savez que je suis convaincu de l’utilité de l’assemblée départementale. J’ai souvent développé l’idée qu’il existait un triptyque fondamental composé des communes, des intercommunalités et du département, qui se situait au bon niveau pour opérer des péréquations, pour mettre en place des politiques de proximité et de solidarité. Précisément la lutte contre la fracture territoriale répond à ce besoin de solidarité. C’est dans cette perspective que nous devrons poursuivre la politique engagée pour le développement du très haut débit. Nous savons bien que si l’assemblée départementale ne le faisait pas, nous aurions, dans ce domaine, une vraie fracture territoriale.

J’aimerais aussi que nous ayons des relations parfaites avec l’ensemble des collectivités. Je sais que la région a passé des contrats avec les départements de l’Orne et de la Manche. Il me paraît nécessaire que nous contractualisions, nous aussi, avec la région.

Nous devons évidemment préserver les relations exemplaires que nous avons avec l’ensemble des communes et des intercommunalités. Nous savons bien que nous sommes pour elles la collectivité de référence.

Je souhaite que nous réfléchissions à notre relation, peut-être spécifique, avec la ville et l’agglomération de Caen, car nous savons bien que si la ville a besoin de la campagne, celle-ci a besoin de la ville. Nos rapports n’ont pas toujours été simples. Nous devons progresser dans la reconnaissance du travail des uns et des autres, et s’il y a des épines, trouver des remèdes pour les éliminer. Nous devrons nous mettre tous au travail pour atteindre cet objectif.

Je profite de l’occasion pour vous dire quelques mots sur notre siège. Le bâtiment dans lequel nous sommes doit subir quelques transformations pour se mettre aux normes. Nous avons pu songer, les uns et les autres, à une nouvelle implantation. Mais je ne crois pas que, dans le contexte financier actuel, eu égard aux urgentes nécessités auxquelles doit faire face le département, nous puissions envisager réellement un tel projet. Je vous proposerai en revanche la réalisation d’une étude approfondie sur les travaux qu’il faut opérer dans ce bâtiment pour nous conformer aux normes de sécurité.

Je terminerai ce bref propos en formulant le vœu que nous réussissions à travailler tous ensemble, dans le respect des uns et des autres, des différences, des sensibilités.

J’ai entendu les messages formulés par plusieurs d’entre vous, notamment celui d’être mieux associés aux décisions et d’avoir un meilleur accès à l’information. C’est pourquoi j’ai proposé que nous élargissions la composition de la commission permanente.

C’est donc en équipe que je souhaite que nous travaillions pendant les trois prochaines années.

Et maintenant au travail ! Merci !

(Crédit Photo : Greg Wait)
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COMMUNIQUE DE PRESSE

 Dimanche dernier, les électrices et les électeurs m’ont témoigné leur confiance en m’accordant un score particulièrement élevé avec 57,56 % des suffrages exprimés.

Je les en remercie très sincèrement.

Cette victoire est une victoire collective partagée avec les habitants, les maires et l’ensemble des élus du canton. Elle confirme le lien de confiance qui a toujours existé entre nous et qui me permettra de mener à bien les projets que j’ai exposés pour le canton de Bayeux durant la campagne électorale.

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