Communiqué de presse du 19 avril 2011

La perspective d’une nouvelle ligne régulière entre Caen et Londres est une bonne nouvelle pour l’ensemble des acteurs économiques de la région. L’aéroport de Caen-Carpiquet possède un fort potentiel de développement. Il dessert un territoire important sur lequel il n’y a aucune offre alternative significative en matière de transport aérien régulier – de ce point de vue, il est l’aéroport de la capitale régionale, mais aussi d’une bonne partie du Calvados et de la Basse-Normandie.

 Son développement est aujourd’hui rendu d’autant plus nécessaire que la liaison par le train est en régression par rapport à ce qu’elle était il y a 40 ans : durée de trajet supérieure, manque de fiabilité et retards, absence totale de service à bord, vétusté du matériel…

Dans ces circonstances, tout comme le projet Caen Londres, la réactivation de la ligne Caen Orly apparaît comme prioritaire pour permettre aux normands de meilleures conditions de déplacements. Outre l’ouverture de ces nouvelles lignes, il faudrait également allonger la piste de l’aéroport pour lui permettre de recevoir sans restriction les moyens courriers qui composent l’essentiel des flottes actuelles.

 La question essentielle est de savoir si l’on veut faire de Carpiquet un aéroport capable de contribuer davantage qu’aujourd’hui au développement des territoires qui l’entourent. De ce point de vue, je suis surpris par la réaction du président de la région de Haute-Normandie qui s’émeut du développement de l’aéroport de Caen-Carpiquet et qui préférerait le voir se faire « hara-kiri ». Monsieur Le Vern, breton d’origine, sait bien qu’il existe sept aéroports en Bretagne qui concourent au dynamisme de cette région.

 Par ailleurs, l’aéroport de Caen-Carpiquet ne peut réellement se développer qu’avec le soutien de l’ensemble des élus de Caen la mer, collectivité propriétaire de cette infrastructure. Actuellement, le seul discours de Caen la mer consiste à affirmer que la priorité est à la maîtrise des nuisances et que l’aéroport n’accueillera de nouvelles activités et de nouveaux trafics qu’à la condition de ne pas générer de nuisances supplémentaires. Il est grand temps de sortir de ce malthusianisme quand on sait que la nouvelle génération d’avions est moins bruyante et moins polluante.

 Jean-Léonce DUPONT

Président du conseil général du Calvados

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