Vent glacial sur la France

Ce n’est pas le constat météorologique d’un mois de mai plus que frisquet mais l’évidence cruelle des chiffres publiés ce matin par l’INSEE.

Officiellement, notre pays est en récession : deux trimestres successifs de recul du PIB (0,3% de baisse au dernier trimestre 2012 et 0,2% au premier trimestre 2013). Une première depuis 4 ans. L’INSEE attendait une croissance nulle pour ce début d’année : la réalité dément cette prévision.

Le décrochage de notre pays est patent et il se montre impuissant à respecter ses objectifs européens en matière de déficit public au point d’obtenir un sursis de deux ans.

Un an de présidence Hollande et de gouvernement Ayrault et jamais notre pays ne s’est aussi mal porté.

Le chômage explose – plus de trois millions de personnes sans emploi fin mars – et nos compatriotes de plus en plus nombreux sombrent dans la précarité. Les jeunes qui obtiendront dans quelques semaines leurs diplômes n’ont malheureusement que de faibles chances d’accéder rapidement à un emploi en relation avec leurs années de formation.

Les Français ont peur. Même ceux qui ont encore aujourd’hui une certaine sécurité adoptent un comportement de précaution et contraignent leurs dépenses avec ses conséquences évidentes sur la consommation. Le pouvoir d’achat a reculé de 0,9% en 2012, une réalité au-delà de l’estimation et une première depuis 1984. Rappelons qu’il avait augmenté en 2010 et en 2011. La fiscalité galopante pour tenter d’augmenter le rendement de l’impôt en est une des raisons tout comme la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires ou la hausse des cotisations sociales salariales.

La France est bien désormais un Etat en faillite. Un cercle vicieux et dangereux est enclenché.

L’extrême gravité de la situation appelle une intervention en très grande urgence. La trop célèbre « boîte à outils » du pouvoir socialiste permet à peine un bricolage à la lisière d’un chantier immense. Le pouvoir exécutif, en flagrant déficit d’autorité et d’efficacité, ne peut plus tergiverser, il doit reconnaître son échec et revoir en profondeur ses choix politiques.

Redonner au plus vite confiance aux acteurs économiques et en premier lieu aux entreprises est LA priorité. Corsetée par les charges fiscales et les charges sociales, la compétitivité est aujourd’hui impossible et dès lors toute notre économie est paralysée.

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