Visite du chantier du futur équipement touristique de la Vallée de l’Orne

Par un temps très frisquet mais sous un soleil sublime, j’ai visité ce matin  avec les élus concernés le chantier du futur équipement touristique de la Vallée de l’Orne, au Pont du Coudray. Un équipement rendu possible par la participation du Conseil départemental du Calvados, à hauteur de 366 000 euros (40% de la dépense subventionnable) qui est d’une certaine manière un exemple emblématique de notre politique en faveur des territoires.

Je m’attache en effet à ce que nous soyons dans un accompagnement fort de l’initiative locale, garant de l’équilibre urbain-rural et de la solidarité territoriale.

Ici il s’agit de promouvoir le développement touristique avec la conviction que la croissance, le développement et l’emploi dont notre pays a tant besoin naîtront aussi de l’intelligence locale. Le lien est évident entre la vallée de l’Orne, le sud de Caen, la voie verte vers la Suisse normande et je sais que notre démarche répond à une attente forte de nos concitoyens.

Chômage : le trompe-l’œil ou les vases communicants

Le Gouvernement se réjouit bruyamment de la baisse du nombre des demandeurs d’emploi pour le troisième mois consécutif. On aimerait partager sa joie.

Pourtant faut-il à nouveau dire que les demandeurs d’emploi sont classés par catégorie identifiés par une lettre et que la baisse de la catégorie A ne fait pas à elle seule la météo de l’emploi ?

Sans détailler trop, notons que la catégorie D, à laquelle se rattachent les demandeurs d’emploi en formation notamment, augmente très sensiblement.

Un demandeur d’emploi en formation trouvera-t-il un emploi au terme de sa formation ? Rien n’est moins sûr.

En cette veille d’élections présidentielle puis législative, la statistique du chômage ne doit pas être un objet de manipulation. C’est une question de principe et d’honnêteté intellectuelle.

Accueil des enfants placés dans le Calvados : la non-réponse du Gouvernement

Ce mardi à l’occasion de la séance de questions orales au Sénat, j’ai interrogé le Gouvernement sur ses intentions pour soutenir les départements compétents pour prendre en charge les enfants mineurs, parmi lesquels de nombreux mineurs étrangers isolés. J’ai illustré mon propos par la situation compliquée du Calvados. 

Laurence Rossignol,  ministre en charge de la famille, m’a fait réponse en dressant un bilan de l’action du Gouvernement en ce domaine et en prenant grand soin de demeurer loin du cas que je venais de lui décrire.

Chacun appréciera en visionnant nos échanges :

Etat d’urgence prolongé… mais…oui

Ce jeudi, le Sénat examinait le projet de loi présenté par le Gouvernement visant à prolonger jusqu’au mois de juillet l’état d’urgence activé au soir des attentats de Paris le 13 novembre 2015 et resté en vigueur sans discontinuer depuis.

Comme beaucoup, cet état d’urgence plusieurs fois prolongé par le Parlement m’interroge et me trouble. Mais comme je l’ai déjà fait, j’ai voté favorablement.

J’entends les arguments qui plaident en ce sens, je lis avec l’attention qu’ils méritent les avis rendus par le Conseil d’Etat, dont le plus récent que l’on pourra lire ici (NDLR ici est un lien hypertexte vers le site du CE). La double réalité du calendrier électoral avec des échéances démocratiques majeures et de la persistance d’un risque terroriste extrêmement élevé est un argument de poids. Je lis aussi que le Conseil d’Etat alerte Gouvernement et Parlement sur la nécessité à un moment ou un autre de sortir de ce régime pour retrouver le droit commun de la lutte contre le terrorisme. J’y souscris.

Je comprends le redoutable enjeu d’une telle décision que les gouvernants devront bien prendre un jour : stopper l’état d’urgence avec l’éventualité d’une « réplique terroriste » rapide et meurtrière qui interpellerait l’opinion, même si l’état d’urgence n’est pas une protection absolue.

Je fais le choix de donner encore une fois crédit au Gouvernement pour qu’il dispose de tous les outils juridiques permettant à ses services d’agir vite face aux risques qui pèsent sur chacun de nous et c’est bien là l’objet de cette loi. Et je fais ce choix parce que s’il fallait encore une fois le dire, l’état d’urgence, auquel il peut être mis fin à tout moment, s’inscrit dans notre état de droit et son application s’exerce de ce fait sous le contrôle des juges et du Parlement.

Les orientations budgétaires du Calvados à l’heure de la loi NOTRe

Ce lundi, le Conseil départemental a, sous ma présidence, débattu de ses orientations budgétaires pour 2017 et délibéré sur plusieurs dossiers liés à la mise en oeuvre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République)  d’août 2015 et aux transferts de compétences, notamment vers la région, qui en découlent. J’ai longuement rappelé dans mon discours introductif le contexte financier et politique dans lequel nos collectivités et très singulièrement nos départements doivent vivre au présent et construire leur avenir.